En développement

  • ENTRETIEN MERITXELL COLELL

    22 Juin 2017
    nadia meflah
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    Capter le silence

    Meritxell Collel parle comme elle filme, à savoir avec précision et souffle, où ce qui se dit est tout à la fois d’une grande clarté comme d’une intense recherche à saisir ce qui nous secoue. De passage à Paris pour la postproduction de son film Con le viento – Face au vent, la cinéaste espagnole revient sur la génèse de son film, une production PARAISO.

    Par Nadia Meflah. Paris, juin 2017

    A l’origine

    J’étais à Buenos Aires et je rentrais à Barcelone. Pour Con el viento, je voulais parler de la distance, raconter cette sensation d’être loin et proche, tout en faisant le portrait de ma mère et de son village. Dans un premier temps, j’avais pensé faire un documentaire, l’histoire était écrite à la troisième personne. C’est lorsque j’ai rencontré Monica que la fiction s’est imposée à moi. Elle est chorégraphe, et elle partage beaucoup de points communs avec le personnage. Con el viento est un récit basé sur le vécu émotionnel des comédiens, tout comme les miens. C’est un film intime.

    La danse

    J’aime beaucoup la danse même si je ne danse pas. A quatorze ans je suis allée voir Pina Baush et c’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse de la danse. La danse contemporaine est l’expression du corps, c’est l’intensification du mouvement, tout comme le cinéma qui est mouvement. Je trouvais que pour mon personnage principal, Monica, la danse était parfaite pour exprimer toutes les transformations qu’elle vit, à la fois physiques et émotionnelles.

    Le pays, la terre 

    Monica part très loin car elle ne peut pas rester proche des siens, c’est aussi très douloureux d’être dans cette distance. C’est la terre qui fait qu’elle revient et reste à la maison. Ces paysages, ce vent, c’est ce qui la fait rester auprès de sa mère, dans cette terre.

    L’espace est très important, la singularité du film vient de ce territoire il y a une présence spéciale des sons, du vent.  Ce paysage que je connais à la perfection, depuis mon enfance, chaque endroit, chaque mouvement. Je ne pense pas images mais sensations données par cette terre.

    De la fabrique

    Nous étions une petite équipe, sept personnes. J’avais une idée très concrète du dispositif, grâce aux repérages photos et vidéos que je faisais chaque été. Pour chaque saison, je déterminais quelle optique choisir. Je voulais partir de quelque chose de très erratique pour réussir à fixer, aller du très fragmenté au plan séquence.

    Travailler avec PARAISO

    Mon projet de film a été retenu à la Cinéfondation à Cannes en 2015 et c’est là que j’ai rencontré Nathalie Trafford. Nous avons eu toutes les deux le désir de travailler ensemble. Ce fut très facile de travailler avec elle car Nathalie a été très présente durant tout le processus du film, dès le scénario où nous avons beaucoup discuté. De même, au montage aussi, sa présence était vraiment importante. Pour moi, c’était fondamentale que la production soit là, tout en laissant la distance, afin de me laisser travailler librement. Nathalie connaissait très bien mon intention, mes idées et mes sensations. Elle était présente pour m’aider à récupérer l’idée initiale du film. Sa présence a fait que le film soit plus riche. En fait, je crois que la direction de la production c’est comme un mariage. On doit aller ensemble du début à la fin. Nous, les réalisateurs, devons entrer dans des questions de production tout comme les producteurs qui doivent être dans des questions créatives. C’est un bon échange

    Transformation

    Le processus de création est très riche. Faire un film, c’est transformateur, il y a un changement très fort, beaucoup de personnes rentrent dans ton projet, ils le changent et toi aussi tu es changé. Maintenant, il faut laisser voler le film. Le laisser vivre tout à fait seul.

    Face au vent – Con el viento 

    Premier long métrage d’une jeune réalisatrice espagnole, Con el viento – Face au vent de Meritxell Colell est le récit d’une femme, Monica, danseuse âgée de 47 ans qui vit à Buenos Aires, bien loin de son pays natal, l’Espagne. Sa jeune sœur Elena la contacte, leur père est mourant. Monica revient, après plus de vingt ans, dans cette terre rocailleuse et froide du nord de l’Espagne. Villamartin de Villadiego n’est peuplé que de personnes vieillissantes, sa mère Pilar veut vendre la maison et partir.

    Le paysage désertique, comme le vent automnal, les entoure. Le silence aussi. La danse est son refuge, mais comment relier son corps à sa terre, à sa mère, à elle-même ? Dans les gestes du quotidien, dans le travail des champs, de l’hiver au printemps, peu à peu quelque chose advient dans cette terre de solitude. Une chorégraphie, un souffle, un éclat, un visage enfin.

    Le site de la cinéaste Meritxell Colell – en anglais et espagnol, vous propose son parcours, sa filmographie, ainsi que des vidéos qui reviennent sur son processus de création

    La chaîne YOUTUBE de Paraiso vous propose aussi de retrouver l’entretien filmé avec Merixtel Colell.

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  • OSTINATO, AL-ÁNDALUS

    22 Juin 2017
    nadia meflah
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    Ostinato, al-Ándalus, un film de Anne-Marie Faux

    Œuvre intimiste où la mémoire s’enlace dans l’histoire, le film nous invite à une élégie, de Montfermeil à la Kabylie, de la Palestine à Grenade. Véritable cheminement poétique que nous offre Anne-Marie Faux, nous devenons, au fil du récit, des regards qui se souviennent, et ce avec une délicatesse qui murmure longtemps en nous.

    Synopsis

    Il y a ce dont je me souviens et ce dont je ne me souviens pas, comme nous tous, et l’un importe autant que l’autre, comme importent autant l’un que l’autre l’imaginaire et le réel, les vivants et les morts. Il arrive que la Méditerranée pleure comme il arrive qu’elle danse, qu’elle enfante et qu’elle noie. Berceaux, tombeaux, elle est nôtre, depuis le soupir du Maure à Grenade aux insurrections de Montfermeil, des montagnes de la Kabylie au bruit de l’hospitalité à Marinu d’Albu. Peut-être est-il venu le temps de dire cette mer pour entrevoir ce que nous ferons quand la guerre sera finie.

     

    Programmé aux Écrans Parallèles du FID 2017 à Marseille.

    Ostinato, al-Ándalus

    Réalisation : Anne-Marie Faux

    Scénario : Anma Baroudi

    Directeur de la photographie : Tahar Kessi

    Son : Jules Wysocki

    Musique : Tahar Kessi

    Montage : Tahar Kessi et Margaux Serre

     

    La cinéaste

    Anne Marie Faux est cinéaste, plasticienne, et enseignante. Elle a écrit de nombreux films et documentaires.

    Filmographie

    Le bruit du temps, Messaoud, 2014, 63 minutes, Fid Marseille, Rencontres de Béjaïa, Algérie

    Et que l’espérance est violente, 2011, 13 minutes, Festival de Pantin

    Face au vent, partition buissonnière, 2010, 45 minutes, Fid Marseille, Corsica doc, Ajaccio, Écrans documentaires, Arcueil, Epinal, Pantin Diffusion : Cinécinémas (2011)

    Hic rosa, partition botanique, 2008, 53 minutes, Prix du GNCR Fid Marseille, Prix du Rayon Vert à Cerbère. Sélectionné à Pantin, Mar del Plata, Oberhausen, Lisbonne, Beyrouth, Rome, Ajaccio…Diffusion : Ciné-cinémas (2008), Musée du Jeu de Paume, soirée Bref au MK2 Quai de Loire

    Maurice Pialat, l’amour existe (co-réalisé avec Jean-Pierre Devillers), 2007, 80 minutes. Compétition officielle au Festival de Cannes – Diffusion : France 3 – Sortie salles Bodega films (2007)

    Renoir(s), en suivant les fils de l’eau  (co-réalisé avec Jean-Pierre Devillers), 2005, 52 minutes Diffusion : France 5

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  • ACTUALITÉS JUIN 2017

    21 Juin 2017
    nadia meflah
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    Une actualité foisonnante en ce début d’été pour PARAISO qui est engagé dans de nouveaux projets  alors que d’autres entament une carrière en festivals.

    Deux films produits au sein de PARAISO qui entrent au catalogue : Face au ventCon el viento de Meritxell Colell et Ostinato, notes pour la Méditerranée d’Anne-marie Faux. Lors de son passage à Paris pour la post-production de son film, la cinéaste, Meritxell Colell, nous a accordé un entretien où elle revient sur la genèse de son projet comme de son travail au sein de PARAISO

    Nous sommes particulièrement fiers du choix que le FID a fait de sélectionner le dernier film d’Anne-marie Faux, Ostinato, notes pour la Méditerranée. Œuvre intimiste où la mémoire s’enlace dans l’histoire, le film nous invite à une élégie, de Montfermeil à la Kabylie, de la Palestine à Grenade.

    Nous continuons notre travail de développement avec pour cette saison 4 nouveaux projets :

    • Nuée ardente de Raphaël Neal – Fiction – 90 min – Tournage en France et en Italie

    Le diagnostic vient de tomber : Eric, 27 ans, est atteint de polymyosite, une maladie rare qui le condamne dans un an ou deux, à la paralysie totale. Malgré le soutien de ses amis et de sa famille, il décide de partir tout seul de Rome jusqu’en Sicile. Eric découvre l’Etna, menacé par l’imminence d’une éruption volcanique.

    • Temps vertical de Lois Patino – Fiction – 80 min – En coproduction avec Zeitun Films (Espagne)  – Tournage en Espagne

    Un village de pêcheurs de Galice où tous les habitants sont immobiles. Deux vieilles sorcières cherchent à comprendre ce qui est arrivé à ce village. Au fil de leurs investigations se construit un portrait pluriel de cet espace singulier.

    • L’employeur et l’employé de Manuel Nieto – Fiction – 110 min – En coproduction avec Roken Films (Uruguay) et Pasto (Argentine) – Tournage en Uruguay

    Alors qu’un employé vient de débuter dans son nouveau travail, son bébé meurt lors d’un accident du tracteur qu’il conduisait. La culpabilité naît chez les personnages, et avec elle la nécessité de la calmer. La peur du patron, à cause d’une plainte déposée, se mêle à l’ambition de l’employé qui veut faire courir le cheval, et on ne distingue plus les bonnes intentions des actes réalisés par intérêt. Le patron veut aider son employé en le sortant de sa solitude

    • Les paradis de Diane de Carmen Jaquier et Jan Gassmann – Fiction – 80 min – En coproduction avec 2:1 Films (Suisse)  – Tournage en Suisse et en Espagne

    Diane et Martin s’apprêtent à accueillir leur premier enfant. Dans le taxi qui les mènent à la maternité, ils échangent un dernier baiser. Diane accouche d’une petite fille, l’entourage est ravi. Mais la jeune mère est incapable de prendre l’enfant dans ses bras. Submergée, épuisée, elle s’enfuit dans la nuit et monte dans un bus pour une destination inconnue. Commence alors une longue errance où Diane, en quête d’une nouvelle identité, questionne et détruit ce qu’il y a de « femme » en elle.

    Après une tournée internationale et une sortie salles en France début décembre 2016, nous sommes particulièrement touchés de vous annoncer la sortie au Liban du film Go Home de Jihane Chouaib dans lequel rayonne toute la farouche mélancolie de l’actrice Golshifteh Farahani. Le film est programmé au Métropolis à Beyrouth. Quelques instantanés de cette très belle rencontre

    Alors que la période estivale s’approche, n’hésitez pas à re-découvrir nos courts-métrages, disponibles en VOD, certains vous surprendront par leur force d’évocation quand ce n’est pas par leur troublante résonance avec notre époque…

    Très bel été en cinéma !

     

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  • Albertine a quitté Jean un film de Véronique Aubouy

    6 Mar 2017
    nadia meflah
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    Après Je suis Annemarie Schwarzenbachune production Paraiso sortie en 2015, Véronique Aubouy est actuellement en post-production pour son nouveau film Albertine a quitté Jean, dont le tournage a eu lieu en avril 2016. Le film est produit par Paraiso, avec le soutien de la région Pays de la Loire et en coproduction avec LMTV. Albertine a quitté Jean est une adaptation littéraire qui plonge le spectateur dans le conte. Jean, l’acteur du film est le narrateur qui, avec ses mots, arrange l’histoire de Marcel Proust, se l’approprie pour la rendre intelligible à son entourage et indirectement au spectateur.

    Le récit

    Jean Houtin, pompier volontaire, lecteur et fou de Proust, raconte à ses collègues de la caserne la disparition de son amie Albertine. Adoptant le Je du narrateur du livre Albertine Disparue, avec lequel, en lecteur passionné, il se confond, il livre un récit improvisé troublant, qui entremêle fiction d’hier et réalité d’aujourd’hui, émotions imaginées et vécues. Ses collègues, qui ne connaissent pas le livre, écoutent l’histoire qu’il leur raconte à la première personne et tutoient cette personne hybride, fusion de Proust et de son lecteur. C’est une histoire d’une autre époque qui se révèle de notre temps. Jean vit d’ailleurs le livre Albertine disparue comme tel. Il en a sa propre perception, intime et personnelle, inséminée dans sa vie. En le racontant à ses collègues dans cette caserne où il se rend quotidiennement,
    guidé par le souvenir plus ou moins précis qu’il en a, Jean parle avant tout de lui. Car tout en utilisant des termes comme baron, servante, télégramme, blanchisseuse, ce sont les mots de son propre chagrin, de sa propre jalousie qu’il emploie pour dire le chagrin du Narrateur, son processus de deuil… Porté par sa subjectivité, privilégiant tel épisode, oubliant tel autre, Jean improvise sa narration. Et ses collègues amis de la caserne réagissent aux péripéties de l’histoire, perturbent sa narration par leurs interventions, créant ainsi des moments de vie fragiles et spontanés.

    Le livre
    Albertine disparue est le tome 6 de A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust. Dans le livre précédent, La Prisonnière, le Narrateur a vécu secrètement dans son appartement parisien avec une jeune fille, Albertine. Il la tenait cloîtrée, faisant surveiller de près ses moindres sorties. En ouverture d’Albertine disparue, la jeune fille vient de quitter le Narrateur. Elle s’est réfugiée en Touraine, chez sa tante. Fou de douleur, le Narrateur dépêche son ami Saint-Loup en Touraine pour qu’il négocie son retour avec elle et sa tante. Mais il n’en a pas le temps, car Albertine meurt subitement d’un accident de cheval. Le Narrateur découvre les affres d’une autre jalousie, la jalousie post-mortem. Il paie Aimé, le maître d’hôtel du Grand Hôtel de Cabourg pour enquêter sur ses relations avec des filles. Plus il paye, plus il obtient des descriptions d’une précision terrifiante qui le confortent dans ses pires craintes.
    Parti à Venise avec sa mère, son chagrin resurgit brusquement lorsqu’il remarque, dans un tableau de Carpaccio, un des nobles vénitiens portant un manteau qu’il reconnait instantanément : c’est le même que celui qu’Albertine portait le dernier soir avant qu’elle le quitte. Ce manteau, le génial couturier Fortuny l’a donc pris dans ce tableau de Carpaccio, avant de le jeter sur les épaules d’Albertine. Quelques temps après, chez Gilberte près du Combray de son enfance, il découvre en se promenant dans la campagne que les deux promenades (le côté de Swann et le côté de Guermantes), qu’il croyait aussi opposées qu’inconciliables, sont en réalité une seule et même. Plusieurs croyances de son enfance sont ainsi démystifiées.  http://www.aubouy.fr/proust-lu/projets/43-albertine-disparue.html

    Véronique Aubouy au sujet de son film

    Ce jeu d’adaptation touche directement mon désir de faire du cinéma. Avec cette approche documentaire d’une parole libre, mais tournée comme une fiction par une volonté de mise en scène et de direction d’acteurs, je place le spectateur entre son beau siège de cinéma et le strapontin confortable qui se déplie à ses côtés. Le spectateur a une fesse sur chacune de ces deux assises, il passe de l’une à l’autre, il passe du documentaire qui joue sur la véracité à la fiction qui joue sur le crédible. Le personnage Jean que nous avons devant nous parle de lui-même comme s’il était le Narrateur de Marcel Proust, qui avons-nous réellement donc devant nous ? C’est tout l’enjeu du film.

    La réalisatrice

    Née en 1961, Véronique Aubouy est cinéaste et artiste. Elle construit une oeuvre singulière fortement empreinte de littérature et de musique, où se croisent films documentaires et de fiction, mais aussi performances et installations vidéo et photographies. Elle a entrepris depuis 1993 la lecture filmée de A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust par des gens de tous horizons, en toutes situations. Montré sous forme d’installation (Musée d’art moderne de la ville de Paris, 2012 ; Grand Palais, Paris, 2009 ; Villa Medicis, Rome, 2006…) ce film Proust Lu dure à ce jour 116 heures et comptabilise près de 1200 lecteurs. La Recherche devient une matière que Véronique Aubouy modèle indéfiniment. Entre 2008 et 2012, elle crée sur Internet une oeuvre dérivée de Proust Lu, Le Baiser de la matrice (2008-2012) un logiciel qui permet à des internautes du monde entier de lire Proust sur leur web-cam. Dans sa performance Tentative de résumer A la recherche du temps perdu en une heure, (Musée Carnavalet ; Bibliothèque historique de la ville de Paris, 2014) elle improvise à chaque fois un récit à partir de souvenirs de lecture, livrant ses perceptions intimes et changeantes de l’oeuvre.
    Côté cinéma, de 1982 à 2001, Véronique Aubouy a été 1ère assistante de réalisation avec entre autres : Laurent Heynemann, Denys Granier-Defere, Robert Altman, Bertrand van Effenterre, Frederic Wiseman. Véronique Aubouy a d’abord réalisé des films courts de fiction dont Le Silence de l’été, montré au festival de Cannes 1993 dans la section Un certain regard, et de nombreux films documentaires, comme Un musicien passe, portrait de Zoltan Kocsis (2000, France 5) Je ne suis pas un homme en colère, portrait d’Edward Bond (2002, Arte) Les Travaux de Luca Ronconi (2003, Arte) ou Bernadette Lafont, une sacrée Bonne Femme (2013, France 5).
    Son premier long métrage de cinéma Je suis Annemarie Schwarzenbach a été sélectionné au festival de Berlin 2015 dans la section Panorama, le film est sorti en France le 15 avril 2015.
    Son premier livre, À la lecture, co-écrit avec Mathieu Riboulet, a été publié en septembre 2014 chez Grasset. Véronique Aubouy parle couramment l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien et a des notions de russe, de hongrois et de portugais. Véronique Aubouy est membre de la commission numérique de la SCAM.

    Vous trouverez ci-dessous une galerie de photos issus du tournage : un aperçu du travail de la réalisatrice, tout à la fois réaliste, mystérieux, incongru et romanesque.

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  • Un été avec Diogo de Pierre Primetens

    2 Mar 2017
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    Un été avec Diogo est une fiction franco-portugaise de Pierre Primetens

     

    Le récit

    Jérémy, 17 ans, vient d’emménager à Armação de Pera, sur la côte sud du Portugal. Depuis la disparition de sa mère, il suit son père à travers l’Europe, de chantier en chantier. Au fil de l’été, il erre dans cette région défigurée par le tourisme de masse. Mais il trouve rapidement un intérêt à ce voyage : Diogo, 23 ans, l’un des derniers pêcheurs traditionnels de la région. Pour la première fois, il tombe amoureux.

    Pierre Primetens

    Pierre Primetens est né en 1974, d’un père français et d’une mère portugaise, qu’il perd enfant. Après des études d’art plastique et de cinéma, il réalise une trilogie autobiographique : « Un voyage au Portugal » (voir) sur ses retrouvailles avec le pays de ses origines, « Des vacances à l’Île Maurice » sur sa tentative de réconciliation avec son père et « Contre Toi » sur sa relation avec son conjoint. « La Fête des Garçons », son dernier documentaire, traite du rite de passage de jeunes garçons à l’âge adulte dans un petit village du nord du Portugal. Ses films ont été diffusés dans des festivals français et internationaux (Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand, Etats Généraux du Film Documentaire de Lussas, Doclisboa, Indie Lisboa, etc.) et sur des chaînes européennes comme Canal+ ou la RTP2.
    Il réalise également des documentaires radiophoniques pour France Culture : un portait de Lisbonne pour Villes-Mondes, ou celui de Ninetto Davoli, muse de Pier Paolo Pasolini, pour L’Atelier de la Création. Il fait partie de comités de lecture d’aide au cinéma (CNC, GREC, Moulin d’Andé-Céci) et anime des ateliers de réalisation, d’analyse filmique ou d’écriture de scénario, majoritairement auprès d’un public d’adolescents.

    Co-production & Soutien

    Un été avec Diogo  est en co-production avec Hellish Producciones (Espagne).

    Avec le soutien : Ateliers d’Angers – PREMIERS PLANS / Aide à la réécriture CICLIC, Région Centre-Val de Loire / Lauréat de la Résidence d’artiste la CASA DE VELAZQUEZ, Madrid / Aide à l’écriture de la Région Ile-de-France / Lauréat de la résidence d’écriture du MOULIN D’ANDE-CÉCI (Centre des Écritures Cinématographiques) / Sélectionné à la Bourse Aide au Développement, CINEMED, Montpellier


    Un été avec Diogo

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  • L’homme qui peint des gouttes d’eau de Oan Kim et Brigitte Bouillot

    2 Mar 2017
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    L’homme qui peint des gouttes d’eau est un documentaire de Oan Kim et Brigitte Bouillot.

    Le film a reçu la Bourse SCAM-Brouillon d’un rêve et est lauréat du Bonus SCAM-Velasquez pour le film d’art.

     

    Le récit

    Corée du Sud, 2016. Un vieil homme de dos debout, dans un musée, entouré de journalistes se laisse photographier en silence.

    Son nom est Kim Tschang-Yeul, un des artistes coréens les plus reconnus de sa génération. Kim a construit une œuvre singulière, autour de la représentation d’un motif unique et fascinant, qui a fait son succès : la goutte d’eau.

    Cette obsession cache une origine tragique ancrée dans l’Histoire de son pays. C’est le paradoxe de ce personnage au destin hors du commun, de sa naissance en Corée du Nord au traumatisme de la guerre, puis l’exil vers la Corée du Sud, les États-Unis et la France.

    Le film repose sur une ambition plastique et humaine forte, qui rend justice à la singularité de l’homme et de son œuvre. Porté par le questionnement intime de son fils, le film s’appuie sur la complicité entre le père et le fils mais aussi sur leurs différences de cultures, de générations, de tempéraments.

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  • Agosto d’Armando Capo

    2 Mar 2017
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    Agosto est une fiction du cinéaste cubain Armando Capó, en co-production avec La Feria Producciones

    Le récit

    « Cuba, été 1994 ; l’été durant lequel une île fit naufrage. » Carlos, 14 ans, habite un village de pêcheurs de la côte nord de Cuba. Un jour, dans une maison abandonnée qui lui sert de terrain de jeu, il fait une étrange rencontre : un couple misérable s’y cache en attendant de pouvoir fuir le pays à bord du cheval blanc, un paquebot qui permettrait de rejoindre les États-Unis. Une vision intime et de l’intérieur de l’ile à travers l’évènement méconnu, la “crise des radeaux”.

    Le réalisateur

    Né le 8 février 1979 à Gibara à Cuba, Armando Capó fait partie de la nouvelle génération de cinéastes cubains. Deux rétrospectives ont été consacrées à son travail en 2013, l’une au MOMA et l’autre au Festival international du court métrage de Winterthur. Ses documentaires, sélectionnés dans de nombreux festivals, ont remporté plusieurs prix, dont ceux de meilleur réalisateur et de meilleur documentaire.

    La Feria Producciones

    Fondée en 2011, La Feria Producciones est une société de production de cinéma et de télévision indépendante qui vise à transformer des idées en co-productions de qualité. Elle a produit Princesas rojas (Princesses rouges), réalisé par Laura Astorga et projeté pour la première fois à la Berlinale, qui a reçu de nombreux prix, dont le prix du public au festival du film de Costa Rica. Elle a également produit Deja que yo te cuente la historia (Laisse-moi te raconter une histoire) réalisé par Milagro Farfán, sélectionné au Documenta Madrid et qui a remporté le prix de meilleur documentaire au festival du film de Costa Rica.

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  • PROJETS EN DÉVELOPPEMENT 2017

    2 Mar 2017
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    Pour cette année 2017, cinq films sont en chantier au sein de Paraiso : trois fictions, un documentaire et un essai. Cinq territoires différents pour six cinéastes qui œuvrent à relier l’intime aux vibrations du monde qui nous entoure, entre l’ici, maintenant, et l’ailleurs qui ne cesse de revenir.

    • Albertine a quitté Jean, une fiction de Véronique Aubouy, avec le soutien de la région Pays de la Loire et en coproduction avec LMTV.
    • Agosto, une fiction du cinéaste cubain Armando Capó, en co-production avec La Feria Producciones.
    • Quand la guerre sera finie…, un essai-documentaire d’Anne-Marie Faux.
    • L’homme qui peint des gouttes d’eau, un documentaire de Oan Kim et Brigitte Bouillot, avec Brouillon d’un Rêve de la Scam.
    • Un été avec Diogo une fiction franco-portugaise de Pierre Primetens, avec le soutien de Ciclic, en co-production avec Hellish Producciones (Espagne).

    En cliquant sur la photo du film, vous accédez au projet avec, pour chacun, une présentation du cinéaste, le synopsis et des photos.

    Albertine a quitté Jean agosto Quand la guerre sera finie, notes pour la Méditerranée

    L’homme qui peint des gouttes d’eau Un été avec Diogo

     

     

     

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